Par Reagan Lebisabo
Partis de Limete, les manifestants, dont beaucoup portaient des polos rouges aux couleurs de la campagne, ont rejoint le Centre culturel. La mobilisation visait notamment à réclamer une meilleure représentation des jeunes dans les instances de décision, davantage d’opportunités d’emploi et d’entrepreneuriat ainsi qu’une refondation de l’État.
Grâce Kutino défend l’idée d’une Loi fondamentale davantage adaptée, selon elle, aux aspirations de la jeunesse congolaise. Elle affirme avoir mené des consultations auprès des jeunes des 26 provinces, de différentes organisations et de la diaspora avant de constituer un cahier des charges destiné au président Félix Tshisekedi.
La ministre a également assumé le caractère politique de sa démarche en réaffirmant son soutien au chef de l’État et en présentant la réforme constitutionnelle comme un moyen d’accorder une place plus importante aux jeunes dans la gouvernance du pays.
Le projet de modification ou de changement de la Constitution divise profondément la classe politique et la société civile congolaise. Soixante-cinq organisations ont récemment demandé à Félix Tshisekedi de renoncer au projet de référendum, estimant que les priorités devraient être la situation sécuritaire dans l’Est, la crise humanitaire et les difficultés socio-économiques.
La campagne « Oui, je le veux » suscite également une vive bataille sur les médias sociaux. Plusieurs mouvements de jeunesse contestent la représentativité de l’initiative et reprochent à Grâce Kutino de parler au nom de l’ensemble des jeunes Congolais sans consultation suffisamment transparente.
Le débat constitutionnel s’installe ainsi comme l’un des principaux fronts politiques en Rdc, entre les partisans d’une nouvelle Loi fondamentale et ceux qui redoutent qu’une telle réforme ne bouleverse les équilibres institutionnels actuels.
