Par Sandra Embollo
L’AFC/M23, coalition politico-militaire active dans l’est de la République démocratique du Congo (Rdc), a revendiqué une attaque par drones contre l’aéroport international de Kisangani-Bangoka, situé dans la province de la Tshopo.
Selon les autorités congolaises, plusieurs engins sans pilote ont survolé les installations aéroportuaires avant d’être interceptés par les forces de défense et de sécurité. Aucun bilan humain n’a été signalé, mais des dégâts matériels légers auraient été constatés aux abords du site.
Dans un communiqué, l’AFC/M23 affirme avoir ciblé ce qu’il présente comme un centre de coordination militaire, accusant l’armée congolaise d’utiliser l’infrastructure à des fins opérationnelles. De leur côté, les autorités dénoncent une attaque contre une infrastructure civile stratégique et évoquent une escalade inquiétante.
Cette revendication intervient alors que les tensions restent vives dans l’est du pays, où les affrontements entre les forces armées congolaises et les rebelles du M23 se poursuivent. Kinshasa accuse régulièrement le mouvement d’être soutenu par le Rwanda, une accusation que Kigali rejette.
L’incident de Kisangani, ville située loin des principaux fronts, soulève des interrogations sur l’évolution des capacités opérationnelles des groupes armés et sur l’extension géographique du conflit.
