Par Arlette Akoumou Nga
La Russie a officiellement démenti les accusations selon lesquelles elle recruterait des citoyens kényans pour participer au conflit en Ukraine. Dans un communiqué publié par sa représentation diplomatique à Nairobi, Moscou rejette des allégations qu’elle qualifie de « désinformation ».
Cette réaction fait suite à la publication d’un rapport présenté au Parlement du Kenya, selon lequel plus d’un millier de Kényans auraient été recrutés pour combattre aux côtés des forces russes. Le document évoque l’existence de réseaux d’intermédiaires promettant des rémunérations attractives à de jeunes hommes, parfois anciens membres des forces de sécurité.
Les autorités russes assurent ne mener « aucun recrutement illégal » sur le sol kényan. Elles rappellent toutefois que la législation russe permet à des ressortissants étrangers de s’engager volontairement dans l’armée, une disposition que Moscou présente comme distincte de toute opération organisée de recrutement à l’étranger.
À Nairobi, ces révélations ont suscité des inquiétudes au sein de l’opinion publique. Plusieurs familles affirment être sans nouvelles de proches partis en Russie ces derniers mois. Le gouvernement kényan n’a pas encore annoncé de mesures spécifiques, mais la question pourrait alimenter des échanges diplomatiques entre les deux pays.
Le conflit en Ukraine, déclenché en 2022, continue ainsi d’avoir des répercussions bien au-delà de l’Europe, touchant désormais plusieurs pays africains.
