Par Olivia Lemot
Le vice-président de la Fifa Sandor Csanyi a annoncé qu’il retirait son soutien à Gianni Infantino, candidat à un quatrième mandat à la tête de l’instance mondiale du football, rapporte Reuters.
Dans une lettre adressée au dirigeant italo-suisse, le responsable hongrois affirme que le départ soudain de Kevin Lamour a constitué « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ». Le directeur des opérations avait publiquement critiqué le projet d’Infantino visant à céder à des investisseurs privés une participation dans les droits commerciaux de la Coupe du monde et d’autres compétitions.
Sandor Csanyi estime que le licenciement de Kevin Lamour, motivé selon lui par ces critiques, révèle de « graves lacunes » en matière de jugement professionnel, d’éthique et de gouvernance. La Fifa n’a pas réagi à ces accusations.
La Fédération monténégrine de football a également retiré son soutien à la candidature d’Infantino. Son président, Dejan Savicevic, membre du Conseil de la Fifa, juge les récents développements « extrêmement préoccupants » et réclame un examen approfondi de la gestion de l’organisation.
Israël a pris une décision similaire à l’unanimité de son conseil d’administration, selon The Guardian. Le pays rejoint notamment le pays de Galles, première fédération nationale à avoir officiellement retiré son appui à Infantino.
Le président de la Fifa est désormais ouvertement critiqué par plusieurs hauts responsables, dont Aleksander Ceferin pour l’Uefa, Sheikh Salman bin Ebrahim Al-Khalifa pour l’Afc et Vittorio Montagliani pour la Concacaf. Trois confédérations accentuent ainsi la pression en faveur de son départ.
En revanche, la Confédération africaine de football et la Conmebol continuent de soutenir Gianni Infantino. Le président de la Caf, Patrice Motsepe, estime que son maintien doit être tranché démocratiquement par les 211 fédérations membres lors de l’élection prévue en mars 2027.
Cette nouvelle fronde intervient après l’échec du projet de cession d’une partie des droits commerciaux de la Fifa, vivement contesté en interne. Kevin Lamour avait déclaré que les employés avaient été « trompés » et présenté cette initiative comme le projet personnel d’Infantino. Le dirigeant de la FIFA ambitionne de rester en fonction jusqu’en 2031.
