Par Hajer Elina
Dans une publication diffusée sur son mur Facebook, Brice Nintcheu développe une lecture géopolitique des récents événements internationaux, établissant un lien entre la chute ou la fragilisation de certains régimes alliés de la Russie et de la Chine et l’influence croissante des États-Unis.
Selon lui, des dirigeants qualifiés de « dictateurs », qui s’appuient sur Moscou pour assurer leur survie politique, finissent par être abandonnés lorsque les pressions internes deviennent trop fortes. L’analyste affirme que, face aux soulèvements populaires ou aux changements de rapport de force, la Russie de Vladimir Poutine se désengagerait progressivement de ses alliés.
Tout en dénonçant l’intervention américaine au Venezuela, Brice Nintcheu estime que les récents événements à Caracas, après ceux observés à Damas et dans le contexte actuel à Téhéran, illustrent une stratégie américaine visant à affaiblir les positions russes et chinoises sur la scène internationale.
Il avance également que les États-Unis chercheraient à reprendre le contrôle de secteurs stratégiques, notamment l’industrie pétrolière, au Venezuela, à l’image de ce qui se ferait déjà en Syrie et, potentiellement, en Iran. Cette dynamique pousserait, selon lui, les alliés traditionnels de Moscou et de Pékin à s’interroger sur la solidité de ces partenariats.
Les rivalités entre grandes puissances structurent de plus en plus les crises politiques et sécuritaires à travers le monde. Le Venezuela, la Syrie et l’Iran occupent une place stratégique dans les équilibres énergétiques et géopolitiques globaux. Les débats autour de l’influence américaine, russe et chinoise reflètent une recomposition en cours de l’ordre international, marquée par la remise en question de certaines alliances et par une intensification de la compétition pour le contrôle des ressources et des zones d’influence.
