Par Joël Onana
Dans un communiqué publié ce 25 août 2026, la direction indique avoir pris acte de la plainte introduite par la Fecafoot et de la convocation adressée à son journaliste. Elle dit suivre avec attention l’évolution de la procédure et assure qu’elle prendra toutes les dispositions nécessaires afin que les faits soient examinés dans le strict respect des règles en vigueur.
Le média réaffirme son attachement à l’exercice d’un journalisme professionnel, responsable et indépendant, ainsi qu’à son devoir d’informer le public sur l’actualité du football camerounais. Il se réserve le droit de communiquer ultérieurement sur les suites de la procédure.
Pour rappel, Alain Denis Ikoul est convoqué le 26 août 2026 à 10h00, porte 310 de la direction de la police judiciaire, selon une convocation datée du 17 août et signée par la cheffe de service du laboratoire de police scientifique, la commissaire principale Frida Go’oh. Cette convocation fait suite à une plainte pour des faits présumés de diffamation et propagation de fausses nouvelles, sur instruction du procureur de la république près le tribunal de grande instance du Mfoundi. Il s’agit de la deuxième convocation dans cette même procédure. Le document précise que l’intéressé a le droit de se faire assister par un conseil de son choix.
Pour l’heure, la Fecafoot n’a pas communiqué publiquement sur les articles précis motivant sa plainte.
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions récurrentes entre la fédération dirigée par Samuel Eto’o et une partie de la presse sportive. Alain Denis Ikoul est connu pour son regard très critique sur la gestion de l’instance. Au lendemain de la Can 2023, une plainte avait déjà été déposée devant le conseil national de la communication, qui avait abouti à un avertissement. En juillet 2025, le journaliste avait également été interpellé à Douala avant d’être relâché.
