Par Ashton Glen
À Granby, dans le Colorado, Matt Errico se trouvait aux toilettes lorsqu’il a entendu du bruit dans sa maison. En sortant, le couvreur a découvert dans son couloir deux jeunes ours de la taille de golden retrievers. Après quelques secondes d’observation, les animaux ont pris la fuite par la porte d’entrée.
Les mêmes ours avaient également été aperçus dans un magasin de cigarettes électroniques. D’autres incidents ont été signalés près d’une école à Santa Fe, au Nouveau-Mexique, ainsi que dans un arbre voisin d’un marché de producteurs à Denver.
Selon les spécialistes, les plantes, herbes, baies et fruits à coque constituent environ 90 % du régime alimentaire des ours. La sécheresse a fortement réduit ces ressources, poussant les animaux vers les poubelles, les mangeoires, les arbres fruitiers et la nourriture conservée dans les maisons.
Le Colorado a recensé plus de 7 000 observations depuis janvier, dépassant déjà le précédent record annuel de 5 400 signalements établi en 2019. Au moins six attaques ont été enregistrées dans cet État.
Ces rencontres entraînent également la mort d’un nombre croissant d’animaux, euthanasiés, abattus, renversés par des véhicules ou électrocutés. Au Nouveau-Mexique, 187 ours ont été tués cette année, un record depuis 2011. Les autorités ont parallèlement déplacé 35 adultes et 16 oursons.
Un homme a été tué par un ours au Nouveau-Mexique la semaine dernière, première attaque mortelle enregistrée dans cet État depuis 25 ans.
Les autorités demandent aux habitants de sécuriser leurs poubelles et de ne laisser à l’extérieur ni nourriture pour animaux ni graines pour oiseaux. Elles craignent une multiplication des incidents à l’approche de l’hibernation, période durant laquelle les ours doivent absorber davantage de calories.
