Par Ross Hill
Âgé de 39 ans, Eric Tataw demeure détenu à Baltimore. L’affaire jugée dans le comté de Montgomery concerne notamment une série de fêtes organisées à son domicile et ayant provoqué de nombreuses plaintes du voisinage. Des riverains ont dénoncé des nuisances répétées, des feux d’artifice ainsi que la présence d’hommes armés qui auraient réclamé de l’argent pour le stationnement. Une accusation de viol formulée après une fête à la piscine a été abandonnée.
Mais les démêlés judiciaires les plus importants d’Eric Tataw se situent au niveau fédéral. Les procureurs américains l’accusent d’avoir apporté un soutien à des groupes séparatistes armés actifs dans les régions anglophones du Cameroun et réclamant la création d’un État indépendant appelé « Ambazonia ».
Selon l’acte d’accusation fédéral, Tataw aurait notamment contribué au financement et au recrutement de combattants ainsi qu’à la fourniture de moyens destinés aux groupes armés. Les autorités américaines lui reprochent également d’avoir encouragé des violences contre des civils. Ces accusations n’ont pas encore été jugées.
Parallèlement, Eric Tataw a plaidé coupable en avril dans une affaire de fraude bancaire liée aux programmes d’aide mis en place pendant la pandémie de Covid-19. Il a reconnu avoir fourni de fausses informations financières concernant son entreprise, National Telegraph LLC, afin d’obtenir des prêts.
Selon les procureurs, il a ainsi obtenu 163 302 dollars et tenté d’obtenir 150 000 dollars supplémentaires. Une partie de l’argent aurait été utilisée pour des dépenses personnelles. Le dossier fait également état de manœuvres destinées à tromper un témoin appelé devant un grand jury.
Eric Tataw commence désormais à purger sa peine, tandis que la procédure fédérale concernant son soutien présumé aux groupes séparatistes camerounais se poursuit.
