Par Matthew Pinch
Dans cette publication au ton particulièrement virulent, le dirigeant américain soutient que Téhéran ne dispose plus « ni de marine, ni d’armée de l’air, ni de monnaie » et ne serait plus en mesure de payer ses soldats et ses policiers. Il affirme également que l’inflation iranienne atteint 300 % et décrit les dirigeants du pays comme désorganisés et incapables de représenter convenablement la population.
Donald Trump accuse par ailleurs le pouvoir iranien d’avoir tué plus de 100 000 manifestants. Il réclame que les responsables de cette répression soient jugés pour « crimes de guerre et crimes contre l’humanité ». Ce bilan avancé par le président américain n’est cependant pas confirmé par les organisations indépendantes, dont les estimations restent très variables en raison des restrictions imposées à l’information en Iran.
Cette nouvelle sortie intervient alors que Washington accentue sa pression économique sur Téhéran. L’administration Trump a récemment lancé une campagne de sanctions présentée comme une opération d’« étranglement économique », destinée à isoler davantage la République islamique et à la contraindre à conclure un accord avec les États-Unis.
L’économie iranienne traverse une crise profonde, marquée par l’effondrement du rial, la contraction du commerce extérieur et une forte hausse des prix. Toutefois, les données disponibles situent l’inflation autour de 66 à 70 %, bien en dessous des 300 % évoqués par Donald Trump. Reuters rapporte également que les négociations diplomatiques demeurent bloquées, tandis que le conflit et le blocus maritime continuent d’aggraver les difficultés économiques du pays.
