Par Olivia Lemot
Soutenue par l’Union démocratique du centre, la droite nationaliste, l’initiative voulait consacrer une neutralité « perpétuelle et armée ». Elle aurait interdit à la Suisse d’adhérer ou de coopérer avec une alliance militaire, sauf en cas d’attaque, et limité sa participation aux sanctions internationales à celles décidées par l’Onu.
Le texte avait été lancé après l’adoption par Berne des sanctions européennes contre la Russie à la suite de l’invasion de l’Ukraine en 2022. Ses promoteurs estimaient que cette décision et le rapprochement avec l’Otan avaient affaibli la neutralité suisse.
Le gouvernement et les principaux partis opposés à l’initiative dénonçaient, au contraire, un projet susceptible d’isoler le pays, de réduire sa marge de manœuvre diplomatique et de favoriser les États agresseurs. Ses détracteurs l’avaient ainsi qualifié de texte prorusse.
