Home PolitiqueAfrique🇨🇲 Cameroun | Affaire des lunettes : Chantal Roger Tuilé lance un sévère avertissement à Alamine Ousmane Mey

🇨🇲 Cameroun | Affaire des lunettes : Chantal Roger Tuilé lance un sévère avertissement à Alamine Ousmane Mey

La réaction tardive d’Alamine Ousmane Mey après l’arrestation de quatre journalistes n’a pas éteint la polémique. Chantal Roger Tuilé, président national de Debout le Cameroun, dénonce l’attitude du ministre et lui promet le « verdict des hommes ou celui de Dieu ».

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Par Joël Onana

La polémique provoquée par l’arrestation et la détention de quatre journalistes, soupçonnés du vol des lunettes du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, continue de susciter de vives réactions.

Face à l’indignation au sein de la corporation médiatique, Alamine Ousmane Mey a finalement pris la parole dans un mot manuscrit signé de ses initiales. Le ministre y affirme son « estime » pour la profession ainsi que son « respect » pour les journalistes.

Il précise que cette considération ne saurait être réduite « à la dimension physique d’une paire de lunettes, encore moins à sa valeur vénale ». Une réaction jugée insuffisante par plusieurs voix, qui lui reprochent de ne pas avoir clairement condamné les conditions dans lesquelles les journalistes ont été interpellés et détenus.

Parmi les réactions les plus virulentes figure celle de Chantal Roger Tuilé. Le président national de Debout le Cameroun accuse le ministre d’arrogance et établit un lien entre son comportement et les soupçons entourant l’enrichissement de certains responsables publics.

« Trop d’argent suspect rend prétentieux. Des milliards pris à tout le monde dans un océan de misère donnent l’illusion de l’invulnérabilité », écrit l’homme politique.

Chantal Roger Tuilé estime toutefois que cette supposée impunité prendra fin devant la justice humaine ou divine.

« Puis un jour arrive le verdict : celui des hommes ou celui de Dieu. Mais elle arrive toujours, la punition de ceux qui s’acharnent sur les honnêtes gens, sur les petites gens qui constituent l’essentiel du peuple camerounais »,

poursuit-il.

Il conclut sa sortie par un avertissement direct :

« Tu paieras, Alamine, tu paieras un jour, président. Devant Dieu ou devant les hommes, n’en doute jamais. »

Cette affaire a ravivé les critiques sur le traitement réservé aux journalistes au Cameroun et sur l’usage des forces de sécurité dans des litiges qui auraient pu être réglés sans arrestations ni détention prolongée. Les quatre professionnels des médias ont finalement été libérés après une semaine de privation de liberté.

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