Par Julie Peh
Le document ne donne pas les raisons de chaque séparation et ne permet pas non plus de déterminer combien de divorces sont prononcés chaque année à Douala. Mais le nombre de dossiers traités en une journée donne une idée du volume des affaires matrimoniales examinées par cette juridiction.
À Douala, plusieurs tribunaux traitent ce type de procédures. Le nombre total de séparations dans la ville pourrait donc être plus important, même si les données disponibles ne permettent pas d’en mesurer précisément l’ampleur. Derrière chaque dossier, il y a un couple, une histoire et des raisons qui ont conduit les époux devant le juge.
Dans les affaires de divorce au Cameroun, les conflits conjugaux peuvent être liés à l’infidélité, aux difficultés financières, aux désaccords persistants ou encore à l’incompatibilité entre les conjoints. Dans certains cas, les mariages ont aussi été contractés sous la pression de la famille ou de l’entourage, sans que les futurs époux aient réellement préparé leur vie commune.
La question de la préparation au mariage revient alors au centre des discussions. Familles, communautés religieuses et structures d’accompagnement interviennent souvent avant ou après le mariage. Mais leur rôle et leur efficacité dans la prévention des crises conjugales restent peu documentés.
Les 113 dossiers recensés à Ndokotti ne suffisent pas à parler d’une hausse des divorces à Douala. Pour arriver à une telle conclusion, il faudrait disposer de chiffres comparables sur plusieurs années et dans les différents tribunaux de la ville.
Reste que cette liste donne matière à s’interroger sur la place du divorce dans la société camerounaise et sur la manière dont les couples sont préparés à affronter les difficultés de la vie conjugale.
