Par Hippolyte Ikome
Ndu, 7 octobre 2026 (Panorama Papers) – Selon des publications de MMI News et de la Cameroon News Agency sur Facebook ce mercredi 7 octobre, deux policiers auraient été tués dans une embuscade à Ndu, dans le département du Donga-Mantung, région du Nord-Ouest. Un activiste ambazonien évoquerait pour sa part deux éléments des forces gouvernementales blessés par tirs. Ni le bilan exact, ni les circonstances précises de cette attaque n’ont pu être vérifiés de manière indépendante à l’heure où nous écrivons ces lignes.
Ce qui est établi, en revanche, c’est la remontée de la violence dans la région. Ces dernières semaines, plusieurs attaques ont endeuillé le Nord-Ouest : le commandant de la brigade de gendarmerie de Belo et l’un de ses collaborateurs tués lors d’une attaque armée ; un militaire et un gendarme abattus à Noni dans un débit de boissons ; une embuscade meurtrière à Ndop ayant coûté la vie à deux militaires et un gardien de la paix. À Ndu même, le conseiller municipal Issa Ntarike a été exécuté le 15 septembre par des combattants séparatistes après trois semaines de captivité, malgré le versement d’une rançon, selon un communiqué du maire Abdou Kafon Borno.
Dix ans après le déclenchement de la crise anglophone, qui a déjà fait plusieurs milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest restent parmi les zones les plus volatiles du pays. Les opérations de ratissage des forces de défense se multiplient dans les zones forestières, sans parvenir à endiguer les attaques.
Si l’embuscade de Ndu venait à être confirmée, elle marquerait une nouvelle escalade dans une région où la population, prise entre les groupes armés et les opérations militaires, paie le plus lourd tribut. En attendant, une certitude : la crise anglophone, dix ans après, n’en finit pas de tuer.
Sources : Cameroon News Agency
