Par Ilyass Chirac Poumié
La mesure, annoncée par le ministre des Finances Louis Paul Motaze dans un communiqué transmis à la presse, intervient dans le cadre d’une opération de collecte et de traitement des données relatives aux mouvements des personnes aux frontières du Cameroun.
Après exploitation des informations et des clarifications fournies par les différentes administrations, le ministère affirme que 5 971 agents restent identifiés comme ne résidant plus sur le territoire national.
Pour les mois de septembre et octobre 2026, leurs rémunérations ne sont toutefois pas encore définitivement suspendues. Elles sont assignées, à titre conservatoire, à la Trésorerie Paierie Générale de Yaoundé I, afin de permettre aux intéressés de démontrer qu’ils occupent effectivement leur poste.
Les agents concernés doivent se présenter à la Direction de la dépense de personnel et des pensions (DDPP) du ministère des Finances, munis notamment d’une photocopie de leur passeport, du motif de leur voyage à l’étranger et d’une attestation de présence effective au poste datant de moins de trois mois.
Après vérification, ceux dont la situation est jugée régulière recevront un quitus leur permettant de percevoir leur rémunération.
Le ministère fixe toutefois une échéance ferme : après le 31 octobre 2026, tout agent qui n’aura pas justifié sa situation sera considéré comme ayant abandonné son poste et sa rémunération sera suspendue du fichier solde de l’État.
Cette nouvelle opération s’inscrit dans la politique d’assainissement du fichier de la fonction publique et de la solde menée depuis plusieurs années par les autorités camerounaises pour identifier les agents irrégulièrement rémunérés et réduire les dépenses salariales indues.
À ce stade, le communiqué ne signifie donc pas que 5 971 fonctionnaires ont déjà perdu définitivement leur salaire : leurs rémunérations sont placées sous contrôle pendant deux mois, avant une éventuelle suspension à compter de novembre pour ceux qui ne régulariseront pas leur situation.
