Par Sandra Embollo
Le tribunal a également infligé à l’avocate une amende de 500 000 Fcfa et l’a condamnée au paiement de 62 100 Fcfa de dépens. Aucune contrainte par corps n’a été prononcée en raison de son âge.
Poursuivies parallèlement pour rébellion, Me Alice Nkom et Chantal Maximilienne Ngo Mbe ont été déclarées non coupables. Le tribunal a jugé le délit non caractérisé et prononcé leur relaxe sur ce volet.
Le délai de sursis de cinq ans commencera à courir lorsque la décision deviendra définitive.
L’affaire trouve son origine dans la suspension du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) par le ministère de l’Administration territoriale, en décembre 2024. Les autorités avaient ensuite placé sous scellés les bureaux de l’organisation à Douala.
Me Alice Nkom avait publiquement retiré les scellés, estimant que la fermeture des locaux du Redhac était illégale. Cet acte avait entraîné l’ouverture de poursuites contre elle et Chantal Maximilienne Ngo Mbe, dirigeante du réseau.
Actif dans huit pays d’Afrique centrale, le Redhac apporte une assistance aux défenseurs des droits humains et documente les violations commises dans la sous-région. L’organisation et ses responsables avaient dénoncé la suspension comme une mesure arbitraire portant atteinte à la liberté d’association. Plusieurs organisations internationales de défense des droits humains ont également qualifié les poursuites engagées contre les deux responsables de harcèlement judiciaire. Front Line Defenders
