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🇨🇲Cameroun | La paix par le bien-être des populations, la justice sociale et le dialogue

Le 21 septembre 2026, est célébrée la 45ème édition de la journée internationale de la paix. C’est sous le thème « Investir dans la paix pour tous, partout, chaque jour ».

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Par Eric Boniface Tchouakeu

Instituée par une résolution de l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1981, elle est observée dans de nombreux pays à travers le monde, dont le Cameroun.

Cette journée internationale est présentée comme étant dédiée à la paix et particulièrement à l’absence de guerre, qui doit se manifester par un cessez le feu dans les zones de combat.
En ce moment, et depuis plusieurs années maintenant, cette journée a une résonnance particulière au Cameroun.

La région de l’Extrême-Nord du pays subit en effet depuis plus d’une décennie, des attaques de la secte djihadiste d’origine nigériane Boho Haram.

Une attaque non revendiquée, mais attribuée à ce groupe a par exemple fait 15 morts et trois blessés dans la nuit du 16 au 17 septembre 2026 dans le village Madegoua, situé à la frontière entre les arrondissements de Makary et Hilé-Alifa, dans le département du Logone et Chari.

Dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, sévit depuis fin 2017, une insurrection séparatiste, consécutive à la crise anglophone, une grave crise sociopolitique sans précédent, qui avait éclaté au grand jour un an plus tôt.
C’est de manière quasi quotidienne, que cette situation d’insécurité entraîne des victimes, pour la plupart civiles, qui payent le lourd tribut.

Les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, sont trois des sept régions du Cameroun, touchées par des conflits armés de plusieurs natures.
C’est donc d’abord à ces endroits, qu’il convient de faire taire les armes, pas seulement le jour de célébration de la journée internationale de la paix, mais de façon permanente et définitive à travers plusieurs approches de solutions déjà proposées par de nombreux acteurs, comme le dialogue, et l’implémentation des actions qui permettent le maintien et la consolidation de la paix.

En dehors de la violence armée, on enregistre également ces dernières années de façon exponentielle, des violences à l’égard des enfants et des femmes, deux couches parmi les populations les plus vulnérables, émanant souvent des personnes insoupçonnées, ou des partenaires ou ex –partenaires, s’agissant dans le dernier cas, des violences à l’égard des femmes.

A ce niveau, l’organisation des marches pacifiques de dénonciation, le port des vêtements pour le faire, ou d’autres formes de campagnes de sensibilisation menées sur le terrain et dans les réseaux sociaux, ne permettent pas de faire reculer le fléau à défaut de l’éradiquer. Il faut donc penser à autre chose.
Les replis identitaires exacerbés en l’occurrence le tribalisme, le favoritisme le népotisme, les injustices de diverses natures, la corruption et les détournements des fonds publics, au détriment de la masse, dont l’immense majorité vit dans une misère ambiante, le difficile accès aux infrastructures sociales de base, et bien d’autres maux encore qui touchent au quotidien des citoyens, constituent des formes de violences symboliques, susceptibles de ne pas favoriser la paix sociale.

Il convient donc d’agir pour résorber chaque mal, à travers notamment le dialogue, la justice sociale, et le bien-être des citoyens.

Cela permettra de ramener la paix, où cela est nécessaire, de la maintenir et de la consolider. Ce défi est permanent dans un pays comme le Cameroun.

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