Par Madani Charaf
Un avion commercial iranien a bien atterri en Chine, mercredi 23 septembre, alors que Washington menace de sanctionner les entreprises et les pays qui continueraient à fournir des services aux compagnies aériennes iraniennes.
Le vol IRM093 de Mahan Air, parti de Téhéran, est arrivé à Guangzhou à 16 h 39, heure locale, selon les données de suivi de FlightRadar24. Le vol n’apparaissait toutefois pas sur le site officiel de l’aéroport international de Guangzhou-Baiyun au moment de son arrivée, selon les informations disponibles.
Washington durcit la pression
Le gouvernement américain a annoncé un nouveau tour de vis contre l’aviation iranienne. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a averti que les acteurs fournissant aux avions iraniens des services tels que le ravitaillement, l’assistance au sol ou les services d’atterrissage pourraient être exposés à des sanctions secondaires et perdre leur accès au système financier en dollars.
Cette pression intervient après une série de mesures américaines visant le secteur aérien iranien. Le 8 septembre, le Trésor américain a notamment annoncé des sanctions contre 36 entités accusées de soutenir l’industrie aéronautique iranienne. Washington affirme que certaines de ces structures participent au transport d’armes, de personnel ou de cargaisons illicites.
Pékin conteste les sanctions américaines
La Chine, de son côté, a exprimé son opposition aux sanctions américaines visant les compagnies aériennes iraniennes, les qualifiant d’« illégales » et estimant qu’elles ne reposent pas sur une décision des Nations unies.
Le maintien des liaisons iraniennes avec la Chine intervient ainsi dans un contexte de forte pression sur les transporteurs de Téhéran. Plusieurs compagnies iraniennes ont déjà réduit ou suspendu certaines liaisons internationales sous l’effet des nouvelles restrictions et des difficultés liées aux services aéroportuaires.
Une bataille qui dépasse le ciel
Au-delà de l’aviation, l’enjeu est aussi financier. Washington cherche à dissuader les entreprises étrangères de travailler avec les transporteurs iraniens en les menaçant de sanctions secondaires. La Chine et la Russie figurent toutefois parmi les pays qui continuent d’entretenir des liaisons aériennes avec l’Iran.
L’atterrissage de ce vol iranien à Guangzhou intervient donc à un moment où la capacité des compagnies iraniennes à maintenir leurs liaisons internationales est directement mise à l’épreuve.
