Les défenses aériennes saoudiennes ont intercepté, samedi 19 septembre, un missile balistique tiré par les Houthis en direction de Riyad. L’attaque, accompagnée de tirs de drones et de missiles contre plusieurs sites du royaume, a entraîné des perturbations aériennes et ravivé les craintes d’une escalade régionale.
Par Madani Charaf
La coalition dirigée par l’Arabie saoudite affirme avoir détruit le missile avant qu’il n’atteigne la capitale. Des habitants ont signalé une explosion ainsi qu’une importante colonne de fumée près de l’aéroport international King Khalid, où les opérations aériennes ont été temporairement perturbées. Aucun décès n’a été officiellement signalé à Riyad.
Les Houthis ont revendiqué une opération menée à l’aide de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones contre des « sites sensibles » de la capitale ainsi qu’une installation du groupe pétrolier Aramco à Yanbu. Les autorités saoudiennes affirment également avoir déjoué des attaques visant Taïf, Baish et Farasan. Les affirmations des Houthis concernant les dégâts n’ont pas été vérifiées indépendamment.
Face à cette nouvelle escalade, le département d’État américain a appelé ses ressortissants présents au Moyen-Orient à renforcer leur vigilance et à se préparer à d’éventuelles fermetures de l’espace aérien, annulations de vols et perturbations des déplacements. Washington recommande désormais de reconsidérer tout voyage en Arabie saoudite en raison des risques liés aux missiles, aux drones, au conflit armé et au terrorisme.
Cette attaque constitue la première alerte aérienne déclenchée à Riyad depuis la reprise des affrontements entre l’Arabie saoudite et les Houthis en juillet. Elle intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de la mer Rouge et du détroit de Bab el-Mandeb, passage stratégique pour le commerce maritime et les exportations énergétiques. Al Jazeera, département d’État américain
