Par Adam Newman
Le département de la Justice a saisi les domaines utilisés par deux plateformes de piratage baptisées « QScan » et « QTRouter ». Selon un document judiciaire, le département de l’Énergie, celui de la Santé, les Instituts nationaux de la santé ainsi que plusieurs entreprises américaines et sud-coréennes figurent également parmi les victimes.
Ces plateformes étaient exploitées par Nanjing Xinjiuwei Network Technology Company, une entreprise chinoise dont les clients comprendraient le ministère chinois de la Sécurité d’État et l’Armée populaire de libération.
Active depuis au moins 2018, l’infrastructure démantelée permettait aux pirates de dissimuler leurs attaques derrière des appareils connectés et des réseaux compromis dans plusieurs pays. Elle aurait notamment servi à pénétrer des administrations, des hôpitaux, des laboratoires, des institutions financières et des infrastructures critiques.
Aucune personne n’a toutefois été inculpée à ce stade, et l’ampleur exacte des données consultées ou dérobées n’a pas été rendue publique. Pékin rejette régulièrement les accusations américaines de cyberespionnage et affirme être lui-même victime d’attaques informatiques étrangères.
Cette affaire illustre l’intensification de la confrontation numérique entre les États-Unis et la Chine. Washington accuse depuis plusieurs années Pékin de recourir à des entreprises privées pour mener des opérations d’espionnage tout en maintenant une distance avec les auteurs directs des intrusions.
