Par Matthew Pinch
Signé en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, l’accord permettra aux États-Unis de moderniser leur dispositif militaire à Pituffik et d’établir deux nouvelles installations à Narsarsuaq, dans le sud du Groenland, et à Mestersvig, dans le nord-est.
Le texte ouvre également la voie au déploiement d’éléments du système américain de défense antimissile « Golden Dome », destiné notamment à protéger les États-Unis contre les missiles balistiques susceptibles de traverser la région arctique.
Donald Trump a présenté cet accord comme « historique » et essentiel à la sécurité nationale américaine. Washington entend ainsi renforcer sa capacité de surveillance et de défense dans une zone où les activités militaires et économiques de la Russie et de la Chine suscitent une inquiétude croissante.
Contrairement aux ambitions territoriales précédemment exprimées par le président américain, l’accord ne prévoit ni l’annexion du Groenland ni son transfert aux États-Unis. Le territoire autonome demeure rattaché au Royaume du Danemark, tandis que son droit à l’autodétermination est réaffirmé.
Le pacte prévoit par ailleurs une présence accrue de l’Otan dans l’Arctique et impose des restrictions aux investissements stratégiques ainsi qu’aux implantations militaires de puissances extérieures à l’Alliance atlantique.
Cet accord trilatéral met fin à plusieurs mois de tensions diplomatiques entre Washington, Copenhague et Nuuk. Il devra encore obtenir les approbations parlementaires nécessaires avant sa pleine entrée en vigueur.
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