Par Ashton Glen
Ancienne figure de la politique d’expulsions massives menée par l’administration Trump à Minneapolis, Chicago et dans plusieurs grandes villes, Gregory Bovino avait été informé le 2 mars 2026 de l’ouverture d’une enquête officielle pour des soupçons de mauvaise conduite. Seize jours plus tard, il engageait la procédure de son départ à la retraite.
Les investigations portaient notamment sur la crédibilité de son témoignage dans une procédure fédérale relative aux méthodes employées par les agents de l’immigration à Chicago. La juge fédérale Sara Ellis avait estimé que Gregory Bovino s’était montré évasif pendant sa déposition et avait, dans certains cas, menti sur l’usage de la force contre des manifestants.
L’ancien responsable était également interrogé au sujet de propos présumés antisémites visant Daniel Rosen, procureur fédéral du Minnesota. Lors d’un appel téléphonique, il aurait tourné en dérision l’observance du shabbat par ce dernier et employé sarcastiquement l’expression « peuple élu ».
Gregory Bovino rejette ces accusations. Par l’intermédiaire d’un avocat, il affirme avoir été contraint de partir et dénonce une enquête politiquement motivée. L’administration américaine avait auparavant précisé que l’ouverture de cette procédure ne constituait pas, à elle seule, une confirmation des faits reprochés.
