Par Mon’Esse
Les opérateurs de téléphonie Orange et MTN viennent d’écoper de 2,6 milliards d’amendes, à eux infligés par l’Agence de régulation des télécommunications (Art) du Cameroun pour «non-respect des clauses du cahier des charges relatives à la couverture et à la qualité des services de communications électroniques».
La décision, signée le 2 juillet par le directeur général du régulateur, Philémon Zo’o Zame, fait état de plusieurs missions de contrôle menées sur le terrain entre avril et mai 2024, suivies de mises en demeure.
Chez le français Orange, qui écope de la plus grosse amende (1,4 milliard), il est fait état d’une couverture réseau inférieure aux seuils requis, d’un taux de communications réussies insuffisants, d’un taux de blocage élevés.
S’agissant de la couverture 2G et auto 2G, Orange affiche des taux respectifs de 91,51% et 90,13%, contre des 95% contenus dans le cahier de charges.
Quant à la 3G, Orange ne couvre Yaoundé, la capitale, qu’à hauteur de 90,12% et de 92,9 en auto 3G sur un seuil de 95%.
Orange est également punie pour la tarification des services de communication électroniques, notamment du défaut de fonctionnement des codes de désinscription.
S’agissant du sud-africain MTN, son taux de blocage de la 3G est à 29,5%, largement supérieur aux 2% exigés dans le cahier de charges, et, de plus, cette compagnie ne parvient à couvrir que 87,06% de Douala, la capitale économique, avec cette technologie sur les 95% attendus.
La filiale de l’opérateur sud-africain réalise un taux de couverture de la 2G de 92,09% à Yaoundé, loin des 95% exigés.
Il y a 3 ans, des amendes de l’ordre de 6 milliards de francs avaient déjà été infligées Orange, MTN et à Nexttel, aujourd’hui disparu, pour des faits similaires.
