Par Mon’Esse
Les importations des produits de grande consommation, qui grèvent sérieusement la balance des paiements au Cameroun, ont sensiblement baissé ces dernières années du fait de la politique d’import-substitution implémentée par le gouvernement, selon le ministre de l’Economie, Alamine Ousmane Mey.
S’exprimant lundi dans le bihebdomadaire Défis Actuels, il a cité le cas des poissons de mer congelés, dont la facture des importations a baissé en valeur de 10% en 2023, puis de 8,3% en 2024.
L’objectif visé, désormais, est l’accroissement de la production de 224.900 tonnes de poisson en 2022 à 602.500 tonnes en 2026.
«Cette baisse a été accompagnée d’une réduction des quantités achetées de 3% et 11,7%, respectivement pour ces deux années. Cette dynamique est également observée sur d’autres produits comme le vin, les papiers et cartons (matières premières), et les produits céramiques.»
S’agissant des exportations du pays, elles se sont inscrites en hausse de 8,2% en 2024 par rapport à l’année d’avant, un accroissement entre autres soutenu par la hausse des ventes des produits transformés à l’instar exemple de la pâte de cacao, dont les exportations ont enregistré une hausse de 115,5% en valeur et 25,5% en volume en 2024, tandis que les exportations de fèves ont reculé de 1% en volume.
Selon Alamine Ousmane Mey, cette tendance sur la transformation de caco est aussi observable sur les savons de ménages, les sacs et sachets en polymères de l’éthylène, le bois contre-plaqué et les constructions en aluminium.
Mais ces constats, tempère-t-il, ne reflètent pas encore la dynamique d’ensemble recherchée en matière de diversification des exportations et de substitution des importations, raison pour laquelle les efforts s’intensifient graduellement afin d’atteindre des performances compatibles avec les ambitions du pays en termes de résilience et de stabilité extérieure.
«En 2026, les mesures du Plan devraient permettre de réduire les importations de riz de 70%, avec une projection de la production de riz estimée à 464,5 milliers de tonnes. La production de maïs devrait passer de 2,7 millions de tonnes à 4,3 millions de tonnes, et la production projetée cumulée des farines panifiables est estimée à 303,6 milliers de tonnes en 2026.»
S’agissant du mil et du sorgho, il est envisagé le développement de la production de l’ordre de 1195,6 milliers de tonnes en 2026 contre 1010,9 milliers de tonnes en 2022, et il est projeté l’amélioration de la disponibilité des semences certifiées produites localement, en vue d’accroitre la production de soja qui se chiffrerait à 58,1 milliers de tonnes en 2026, contre 35,5 milliers de tonnes en 2022.
S’agissant de la transformation des noix de palme en huile de palme, l’amélioration de l’appareil productif permettrait d’envisager une production d’huile supplémentaire de l’ordre de 60 mille tonnes en 2026.
S’agissant de la filière lait, sa production, estime le ministre de l’Economie, devrait pour sa part augmenter de l’ordre de 351,9 milliers de tonnes en 2026 contre 343,9 milliers de tonnes en 2022, et ainsi accroître sa disponibilité sur le marché local de 15%.
