Par Serge Aimé BIKOI
C’est l’une des déclarations faites ce lundi par ce fonctionnaire à la retraite commis par l’État du Cameroun pour expertiser les instruments numériques des accusés.
“Le 17 janvier 2023, à 19h et 41mn, indique Jean Pierre Oloumou, Martinez Zogo a appelé Savom alias Savom Martin, maire de Bibey. J’ai retrouvé aussi le contact de ce maire dans le téléphone du lieutenant-colonel Justin Danwe sous un autre nom, Martin Essouma”.
Dans le déroulé de l’examination in chief, l’expert en cyber criminalité fait savoir au tribunal militaire de Yaoundé que Martin Savom a joué un rôle déterminant dans l’affaire liée à l’assassinat de Martinez Zogo. Serait-il celui qui, après avoir échangé par téléphone avec le journaliste, a permis qu’il soit localisé et enlevé par la suite? Aucune réponse à cette question pour le moment. L’on en saura davantage au moment de la poursuite de l’examination in chief, ce mardi, 23 juin, voire au moment de la cross-examination dans les prochaines semaines. Cette question et bien d’autres feront, sans doute, partie du questionnement que formuleront, le moment opportun, les avocats des parties civiles, qui constituent les conseils des ayant-droits de Martinez Zogo.
De plus, avant 19h et 41mn, heure à laquelle l’ancien chef de chaîne d’Amplitude Fm a joint l’ancien maire de la commune de Bibey par téléphone, l’expert en cyber criminalité note qu’à 18h et 56mn le 17 janvier 2023, jour de l’enlèvement du journaliste, il avait rencontré au parking de son lieu de travail près de son véhicule un certain Bill Mari Gigi, alias Sidoine Olivier Biloa Nkolo. Selon les constatations faites par J.P. Oloumou, “cet homme est le dernier à voir Martinez Zogo et à lui avoir parlé avant son enlèvement”.
Visiblement, M. Savom et Sidoine Olivier Biloa Nkolo sont les deux personnes qui avaient échangé par téléphone avec le journaliste avant qu’il ne soit enlevé le 17 janvier 2023. Corps sans vie qui avait été retrouvé le 23 janvier 2023 dans un état de putréfaction avancé à Ebogo, une banlieue de la ville de Yaoundé. C’est avec les détails concernant les deux interlocuteurs de M. Zogo le jour de son enlèvement que l’expert a mis un terme à l’énoncé de ses constatations. J.P. Oloumou relève, en outre, que les opérateurs de téléphonie mobile (Mtn et Orange) ont refusé toute collaboration et ont refusé d’apporter leur concours à la découverte d’autres éléments pouvant aider à la manifestation de la vérité liée à l’affaire de l’assassinat de Martinez Zogo.
