Par Ashton Glen
Une vaste réforme destinée à améliorer l’accès au logement aux États-Unis entrera officiellement en vigueur ce samedi, sans la signature du président Donald Trump.
Adopté le mois dernier par de larges majorités à la Chambre des représentants et au Sénat, le texte vise à accroître l’offre de logements, réduire les coûts de construction et faciliter l’accès à la propriété pour les ménages américains confrontés à une crise persistante du logement.
La Maison-Blanche a confirmé que Donald Trump ne signerait pas la loi, mais qu’il ne mettrait pas non plus son veto. En vertu de la Constitution des États-Unis, un projet de loi adopté par le Congrès devient automatiquement loi si le président ne le signe pas dans le délai prévu et ne s’y oppose pas.
Le président américain avait pourtant vivement critiqué cette législation, la qualifiant de texte « sans intérêt » (« yawn »). Sa colère était notamment liée au fait que le Congrès n’avait pas adopté le SAVE America Act, une réforme électorale qu’il soutient activement et qu’il considère comme une priorité de son administration.
Malgré ces divergences, les responsables démocrates et républicains ont salué l’adoption de cette réforme sur le logement, estimant qu’elle constitue une réponse concrète à la flambée des prix de l’immobilier et au manque de logements abordables dans de nombreuses régions du pays.
La crise du logement est devenue l’une des principales préoccupations économiques aux États-Unis. La hausse des taux d’intérêt, le déficit de construction de logements et l’augmentation des prix de l’immobilier ont rendu l’accession à la propriété plus difficile pour des millions d’Américains. La nouvelle loi prévoit plusieurs mesures destinées à encourager la construction de logements et à améliorer leur accessibilité, avec un soutien rare des deux grands partis au Congrès.
