Par Adam Newman
Les chercheurs soulignent que cette situation pourrait être aggravée par la réorganisation récente des financements fédéraux. L’administration Trump a décidé de ne pas renouveler 46 millions de dollars de subventions des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) destinées à près d’une centaine d’organisations engagées dans la prévention et la prise en charge du VIH. Ces fonds seront désormais redistribués directement aux États et aux collectivités locales.
Pour la professeure Colleen Kelley, chercheuse à l’Emory School of Medicine, les traitements et les outils de prévention existent, notamment la PrEP (prophylaxie pré-exposition), qui réduit fortement le risque de contracter le virus. Le principal défi reste toutefois l’accès aux soins et la capacité à atteindre les populations les plus exposées. Selon une étude citée par les chercheurs, 72 % des nouveaux diagnostics dans la région concernent des personnes noires, illustrant les fortes disparités sociales et sanitaires qui persistent.
Face à cette situation, l’Emory Vaccine Center mène actuellement un essai clinique sur un traitement préventif oral à prise mensuelle destiné aux adultes à risque. Les chercheurs espèrent que ces nouvelles options thérapeutiques, plus simples à suivre que les traitements quotidiens, permettront d’améliorer la prévention et de réduire le nombre de nouvelles contaminations dans une région qui demeure l’un des principaux épicentres du VIH aux États-Unis.
