Par Serge Aimé BIKOI
Et pour cause: un problème s’est posé relativement à l’annexe 1 du rapport d’expertise de Jean Pierre Oloumou. Certaines copies avaient l’expédition du greffier en chef avec sa signature alors que d’autres n’en avaient pas. Toute chose ayant entraîné le ras-le-bol de la femme en robe noire.
L’avocate des ayant-droits de Martinez Zogo, soutenue par ses collègues Me Calvin Job et Me Joseph Kenmoe, a failli être expulsée de la salle d’audience par le président du tribunal militaire, le colonel Jacques Misse Njone. C’était après un moment de forte tension suscité par Me Zeifman à la découverte des copies différentes du rapport d’expertise. La pomme de discorde est liée au fait que certaines copies avaient l’expédition du greffier en chef avec sa signature. Pourtant, d’autres n’en avaient pas, en l’occurrence celle des conseils des parties civiles. Ceci s’est déroulé au moment où Me Zeifman a brandi un rapport d’expertise devant la cour n’ayant pas cette mention de l’expédition du greffier. Alors que la greffière, Ngo Bell, récusait cette allusion faite par l’avocate, une situation de tension est, illico presto, née entre le tribunal et elle. La question de l’origine de ce document s’est posée : d’où provient exactement ce rapport ? Face à cette interpellation, la situation va dégénérer en une situation de trouble durant l’audience. Zeifman a persisté et signé qu’elle n’a pas produit un faux rapport. Le commissaire du gouvernement, le lieutenant-colonel Cerlin Belinga a tenté de saisir la balle au bond pour apaiser la tension suscitée par l’avocate des ayants-droits du journaliste. Mais en vain!
Me Claude Assira, avocat de la Dgre, et Daniel Blaise Ngoss, avocat de Étienne Engwele Nguele, sont venus, tous les deux, à la rescousse de leur collègue. Me Ngoss a soutenu, par exemple, le fait qu’une proposition avait été faite à son client, E. Engwele Nguele, pour qu’une copie du rapport lui soit produite à moindre coût. Me C.Assira a suggéré la suspension momentanée d’une à deux heures de l’audience, le temps que les esprits surchauffés s’apaisent. Le ministère public a repris la parole par la suite. Question de communiquer la liste des personnes ayant reçu une copie du rapport certifiée. Face à cet accès de colère qui a failli se muer en une rixe, le président du tribunal a rappelé à l’ordre l’avocate sur la tenue devant un tribunal d’une telle essence. J. Misse Njone a, in fine, suspendu l’audience à 17h et 30mn. L’audience reprendra ce mardi, 23 juin 2026 à 10h afin que l’ordre soit remis dans les rapports d’expertise.
