Par Iliassou NCHINGOU
Le quartier Njintout lieudit Fepouoche à Foumban dans le département du Noun est méconnaissable. Synonyme d’une catastrophe qui devient récurrente. En effet, un mois et demi après le dernier glissement de terrain dans cette localité, les riverains ont été encore victimes d’un drame de ce genre le 19 septembre 2025.
La route qui mène à l’Ecole publique du secteur entièrement coupée, plus de 100 habitations fortement endommagées, un ravin d’une profondeur d’environ 5m jonché par des troncs d’arbres emportés sont entre autres le bilan dramatique de la pluie diluvienne. Juste à moins de 3 mètres, une maison dont les murs sont soutenus par des piquets est encore retient encore ses occupants. « Après le passage du gouverneur, il y a eu d’autres éboulements de faible ampleur. L’autre jour, c’était la totale. Nous ne savons plus à quel Saint nous vouer parce que depuis que le sous-préfet est passé, rien n’est fait. Notre vie est vraiment en danger », se lamente Roukayatou Njapdounke, résidente.
Pourtant, les habitants sont sommés de quitter le lieu et les croix de Saint André sur les murs des maisons. Dans un communiqué rendu public 3 jours plus tard par le Mindhu, Célestine Ketcha Coutès souligne que la persistance de ce risque est causée à la fragilisation du sol due à la présence d’une nappe interstitielle souterraine qui crée une fissure en surface. Le membre du gouvernement rappelle instamment aux populations à s’éloigner de cette zone. Par rapport aux mesures palliatives, elle félicite le Sultan-roi des Bamoun d’avoir offert un site de recasement à Foumban II.
En outre, elle a prescrit une mission technique composée des responsables de son département ministériel ainsi que des organismes de l’Etat en charge des questions géologiques, géotechniques et climatiques afin de procéder à une analyse approfondie du phénomène et de proposer des solutions durables. La zone doit être déguerpie totalement.
