Par Ilyass Chirac Poumie
Dans un communiqué rendu public ce samedi 11 octobre à Garoua, le candidat Issa Tchiroma Bakary s’est insurgé contre ce qu’il qualifie de “menaces publiques d’arrestation” proférées par le Ministre de l’Administration Territoriale. Le leader du Fsnc affirme qu’il ne se laissera pas intimider et qu’il continuera à “dire la vérité des urnes” au soir du 12 octobre, conformément à la Constitution et au code électoral.
“Menacer un candidat pour l’empêcher d’informer le peuple revient à menacer la souveraineté nationale”,
a-t-il écrit, en invitant le ministre à
“assumer publiquement ses actes” s’il entend procéder à une arrestation.
Issa Tchiroma s’est également adressé directement aux forces de l’ordre, les exhortant à refuser tout ordre illégal visant à
“intimider les électeurs, voler des voix ou réprimer des citoyens pacifiques”.
Il a insisté sur leur devoir de protéger le peuple et la démocratie, rappelant que
“l’obéissance à un ordre contraire à la loi n’est pas un acte d’obéissance, mais une faute contre la Nation.”
S’adressant enfin à ses compatriotes, le candidat a appelé au calme et à la vigilance, affirmant disposer d’un dispositif juridique et technique pour collecter et publier les procès-verbaux du scrutin. Il a assuré que toute contestation se fera
“dans le cadre républicain, légal et pacifique”.
Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre et porte-parole du gouvernement, est aujourd’hui candidat à la présidentielle du 12 octobre 2025 sous les couleurs du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC). Ces dernières semaines, les tensions sont montées entre le camp présidentiel et certains candidats de l’opposition qui dénoncent des manœuvres d’intimidation et des irrégularités dans l’organisation du scrutin. Le communiqué d’Issa Tchiroma intervient à moins de 24 heures de l’ouverture des bureaux de vote, dans un climat politique tendu.
