Par Serge Aimé BIKOI
Le Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes) commence, d’emblée, par condamner les manquements à l’éthique et à la déontologie universitaire de certains chefs d’institutions et d’établissement qui se livrent à des manœuvres d’intimidations et de menaces à l’encontre des enseignants qui exercent leur droit constitutionnel à la grève. Jeannette Wogaing Fotso et ses pairs durcissent le ton et considèrent que “le silence du ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup), Jacques Fame Ndongo, s’apparente à une démission de ses responsabilités en matière de dialogue social et de gouvernance universitaire”.
Le Synes continue de décrier, avec fermeté, le non-paiement de l’allocation spéciale pour la modernisation de la recherche au titre du 4ème trimestre de l’année 2025, ainsi que des 1er et 2ème trimestres de l’année 2026. Toute chose qui constitue, indique la Secrétaire générale du Bureau exécutif,” une précarisation inacceptable de l’enseignant(e) du supérieur au Cameroun”.
À cause de cet état de choses, le Bureau exécutif du Synes exige, de nouveau, le payement des trimestres impayés de l’allocation spéciale pour la modernisation de la recherche à tous les enseignants. J. Wogaing Fotso décide “qu’en cas de non-satisfaction des revendications, la grève sera reconduite du 1er au 8 juillet 2026 et alerte le gouvernement camerounais sur le péril qui pèse sur l’université camerounaise”. Aussi le Synes rappelle-t-il que la protection juridique attachée à l’exercice du droit de grève, lorsqu’il est exercé dans le cadre d’un mot d’ordre lancé par une organisation syndicale, s’étend à l’ensemble des membres de la corporation, qu’ils soient syndiqués ou non!.
En rappel, le mot d’ordre de grève contenu dans le communiqué du 9 juin du Ben Synes relatif au non-paiement des allocations spéciales pour la modernisation de la recherche a fait l’objet des échanges au cours de cette session extraordinaire.
