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États-Unis | Trump retire les États-Unis de l’Accord de Paris et confirme qu’il n’a jamais été aussi climatosceptique

Outre la sortie de cet accord historique, le président américain a promis lors de son discours d’investiture de « forer à tout-va ».

by world top news
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Par Arlette Akoumou Nga

Marche arrière amorcée à vive allure. Donald Trump tout juste investi, son administration a annoncé ce lundi 20 janvier que les États-Unis se retireraient une deuxième fois de l’accord de Paris sur le climat, mettant ainsi en péril les efforts mondiaux visant à freiner le réchauffement climatique.

Avec l’élection de Trump, la COP29 est loin d’être la seule inquiétude pour le climat

Les États-Unis, deuxième pollueur mondial derrière la Chine et premier pollueur historique, avaient déjà quitté brièvement l’accord sous le premier mandat du républicain, avant que Joe Biden n’acte leur retour. Le nouveau retrait entrera en vigueur un an après l’annonce officielle.

Baisse des émissions fortement ralentie

« La porte reste ouverte », a réagi dans la foulée le chef de l’Onu Climat, Simon Stiell.

Adopté il y a dix ans, l’accord de Paris rassemble la quasi-totalité des États et vise à maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale « bien en dessous de 2 °C » par rapport aux niveaux préindustriels et à poursuivre les efforts pour la limiter à 1,5 °C.

C’est dans ce cadre que les États-Unis se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 61 à 66 % d’ici 2035 par rapport à 2005, et à atteindre la neutralité carbone en 2050. Selon le centre de recherche américain Rhodium Group, le retour en arrière promis par Trump ralentirait considérablement la trajectoire du pays et se traduirait en une baisse des émissions de seulement -24 à -40 % en 2035.

« Forer à tout-va »

Outre la sortie de cet accord historique, texte clé qui vise à limiter le réchauffement en dessous de 1,5 °C, le 47e président américain a également promis de doper la production de pétrole et de gaz des États-Unis, déjà premier producteur mondial, pour faire baisser les coûts de l’énergie.

« Nous allons forer à tout-va ».

a lancé le président lors de son discours d’investiture.

Pour ce faire, le républicain a annoncé qu’il décréterait un état d’« urgence énergétique » national et reviendrait sur nombre de mesures climatiques prises par son prédécesseur Joe Biden pour favoriser la transition énergétique. Parmi celles-ci, les financements alloués aux énergies renouvelables ou à l’achat de véhicules électriques. Ces annonces ont immédiatement suscité l’indignation des défenseurs de l’environnement, voyant dans ces mesures un déni cinglant des défis pressants posés par le changement climatique, alors que les deux années passées ont été les plus chaudes jamais enregistrées à l’échelle mondiale.

« Il n’y a pas d’urgence énergétique aux États-Unis en ce qui concerne les combustibles fossiles, mais il y en a une en ce qui concerne la lutte contre le changement climatique »,

assène Athan Manuel, de l’organisation Sierra Club, interrogé par l’Afp.

« Nous sommes à un moment où, dans le monde entier, nous devons accélérer nos efforts, redoubler nos engagements et cela va à l’encontre de cet objectif »,

abonde Julie McNamara de l’ONG américaine Union of Concerned Scientists.

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