Par Adam Newman
Washington, 4 février – Après la mort d’Alex Pretti, un infirmier du Veterans Affairs abattu par des agents fédéraux à Minneapolis le 24 janvier, Stephen Miller, conseiller adjoint à la Maison-Blanche pour la politique intérieure, a publiquement qualifié Pretti de « terroriste intérieur » avant qu’une enquête approfondie ne soit menée. Miller a aussi affirmé que Pretti avait tenté « d’assassiner des agents fédéraux », une description qui n’est pas étayée par les vidéos et éléments disponibles à ce stade.
La réaction de Miller a été largement critiquée au sein de l’opinion publique et de diverses organisations. L’American Federation of Government Employees (AFGE), le principal syndicat des employés fédéraux, a demandé la démission ou le licenciement de Miller et de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, pour avoir diffamé Pretti, qui était infirmier et sans antécédents criminels.
Des images vidéo qui ont circulé montrent que Pretti n’a pas brandi d’arme avant l’usage de la force létale, et que la réaction initiale des autorités présentait des assertions non confirmées sur ses intentions. Un examen préliminaire du Customs and Border Protection n’a pas mentionné qu’il ait jamais sorti son arme avant d’être abattu.
Le débat politique autour de l’affaire s’est intensifié, avec des appels bipartisans pour une enquête indépendante approfondie sur l’usage de la force par les agents fédéraux et sur la communication publique de l’administration. Un récent sondage montre que la majorité des Américains considèrent que l’administration n’a pas été honnête sur l’incident.
Alex Jeffrey Pretti, 37 ans, était infirmier en soins intensifs dans un hôpital du Veterans Affairs à Minneapolis. Le 24 janvier, alors qu’une opération fédérale d’application des lois sur l’immigration était en cours, il a été tué par des agents du Border Patrol et du Customs and Border Protection après une altercation. La réaction immédiate des responsables de l’administration Trump a inclus des affirmations selon lesquelles Pretti aurait posé une menace grave, affirmation ensuite contestée par des vidéos et des enquêtes préliminaires. L’incident s’inscrit dans une série de tensions croissantes liées aux tactiques d’application de la loi fédérale dans le cadre de l’opération dite Operation Metro Surge à Minneapolis.
