Par Sandra Embollo
Âgée de 64 ans, Mme Takaichi avait fait convoquer ces élections anticipées dans le but de renforcer sa légitimité. Son Parti libéral-démocrate (PLD, droite conservatrice) a remporté une majorité des deux tiers à la chambre basse du Parlement, le meilleur score de son histoire, ce qui lui donne une claire marge de manœuvre pour mener à bien son programme sur les quatre prochaines années.
Devenue en octobre la première femme à diriger le gouvernement japonais, Takaichi devrait reconduire la majorité des ministres de son précédent cabinet, selon les médias locaux. Elle devrait détailler ses priorités lors d’un discours de politique générale prévu vendredi devant le Parlement.
La dirigeante ultra-conservatrice a fait de la stimulation économique et du renforcement de la défense nationale des axes majeurs de sa campagne, promettant notamment d’alléger la taxe sur les produits alimentaires pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages et de renforcer les dépenses militaires face à un contexte régional tendu.
Sa large victoire et la reconduction de son mandat s’inscrivent dans la continuité politique de son mentor, l’ancien Premier ministre Shinzo Abe, figure marquante de la droite nationaliste japonaise.
