Par Hajer Elina
Un nouvel incident vient raviver les tensions autour du dossier des migrants expulsés des États-Unis vers le Cameroun par l’administration de Donald Trump.
Selon plusieurs témoignages concordants, l’avocat des migrants, Joseph Fru, ainsi que des journalistes, ont été interpellés par des éléments de la police judiciaire alors qu’ils s’apprêtaient à réaliser des entretiens avec certains des expulsés actuellement présents à Yaoundé.
D’après les informations recueillies, les forces de l’ordre auraient fait irruption sur les lieux avant de procéder à leur interpellation. Joseph Fru aurait été violemment pris à partie et bastonné. L’un des journalistes présents se serait écroulé après avoir reçu plusieurs coups de rangers au sein des locaux de la PJ.
Le matériel de travail des reporters, notamment téléphones et équipements d’enregistrement, a été confisqué pendant plusieurs heures. Les personnes interpellées ont finalement été libérées, sans qu’aucune communication officielle ne précise les motifs exacts de cette intervention policière.
Cet épisode intervient dans un climat déjà marqué par la controverse autour des conditions d’accueil et de séjour des migrants renvoyés des États-Unis, un dossier sensible sur le plan diplomatique et politique.
Depuis plusieurs semaines, la question des migrants africains expulsés des États-Unis dans le cadre des politiques migratoires renforcées sous l’administration Trump suscite une vive polémique au Cameroun. Des organisations de défense des droits humains dénoncent un manque de transparence sur leur situation administrative et leurs conditions de prise en charge, tandis que les autorités camerounaises restent prudentes sur ce dossier aux implications internationales.
