Par Ilyass Chirac Poumie
Dans un document daté du 16 avril 2026 et attribué à la « Présidence élue de la République », Issa Tchiroma Bakary officialise la mise en place d’un vaste réseau de collaborateurs chargés de la mobilisation extérieure.
Le texte nomme d’abord trois coordinateurs généraux : un chargé de la médiation et de la mobilisation, un autre de la liaison, du suivi et de l’évaluation, ainsi qu’une coordinatrice générale en charge de la mobilisation des femmes et de la communication média.
Le décret détaille ensuite une implantation continentale couvrant l’Afrique, l’Amérique du Nord, l’Amérique latine, l’Asie, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Océanie. Des coordinateurs spécifiques sont désignés pour plusieurs pays stratégiques comme le Canada, les États-Unis, la France, l’Allemagne, la Belgique, le Japon ou encore l’Australie.
À travers cette architecture, Issa Tchiroma Bakary cherche manifestement à structurer un appareil de soutien extérieur capable de relayer ses positions, mobiliser les communautés camerounaises expatriées et renforcer sa visibilité politique sur la scène internationale.
Ancien allié du pouvoir devenu figure dissidente, Issa Tchiroma Bakary conteste les équilibres politiques issus du scrutin d’octobre 2025 et revendique la légitimité populaire à travers l’expression de « président élu ». La diaspora camerounaise, très active politiquement en Europe et en Amérique du Nord, constitue depuis plusieurs années un acteur important des mobilisations, campagnes d’influence et débats sur l’alternance au Cameroun.
