Par Mon’Esse
Le nouvel exécutif de l’Assemblée nationale du Cameroun, en poste depuis mi-mars et présidé par Théodore Datouo, doit faire face au phénomène des emplois fictifs laissé par la période Cavaye Yeguie Djibril, a-t-on appris de source autorisée.
Un audit, lancé par le nouveau patron du perchoir, n’a pas encore permis d’évaluer le nombre d’employés irréels dénombrés, mais la même source annonce quelques 150 personnels, déjà dénombrés dans ce sens, sur les 1500 revendiqués par la Chambre basse.
«En vue de fluidifier le traitement de la chaîne solde de l’Institution, il est porté à la connaissance des personnels de l’Assemblée nationale que, dans le cadre du paiement des salaires, il leur sera dorénavant exigé une attestation de présence effective valide, délivrée par les chefs de structures dont ils relèvent», annonce une note signée le 21 avril par le secrétaire général de l’Assemblée, André Noël Essian.
Il n’en fallait pas plus pour créer l’affolement, dans les rangs d’une maison habituée au népotisme pendant 32 ans sous Cavaye où un trou financier, de l’ordre de 2,7 milliards de francs, avait déjà été découvert sur les exercices 2022 et 2023.
Un comité ad hoc avait alors été mis sur pied en vue d’évaluer la gestion administrative et financière, et de faire des propositions de solutions pour pallier aux dysfonctionnements constatés.
A la suite de ses constatations, le président de l’Assemblée nationale de l’époque avait, par écrit averti les auditeurs que ses accords portaient sur des dossiers à incidence administrative et financière, et ne devaient faire l’objet «d’aucune contestation de qui que ce soit», toute chose qui avait semé le doute quant à la détermination de CAvaye Yeguie Djibril à faire le ménage au Palais de verre de Ngoa Ekelle.
