Par Sandra Embollo
La situation sécuritaire au Mali connaît une nouvelle escalade. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué des attaques coordonnées menées aux côtés de groupes rebelles touaregs dans plusieurs zones du nord du pays.
Selon des sources sécuritaires et locales, ces opérations ont visé des positions militaires et des infrastructures stratégiques, témoignant d’un niveau de coordination inédit entre des acteurs jusque-là considérés comme distincts, voire rivaux.
Cette évolution pourrait marquer un tournant majeur dans le conflit malien, où les groupes jihadistes et les mouvements indépendantistes touaregs ont historiquement poursuivi des objectifs différents. Une telle alliance, même circonstancielle, renforce les capacités opérationnelles des insurgés et complique davantage la tâche des autorités de transition.
Les analystes s’inquiètent des conséquences régionales de cette dynamique, dans un contexte déjà fragilisé par le retrait progressif des forces internationales et la montée en puissance des groupes armés dans le Sahel.
Face à cette situation, les autorités maliennes n’ont pas encore réagi officiellement à ces revendications. Mais sur le terrain, les populations civiles restent les premières victimes d’un conflit qui continue de s’intensifier, entre violences armées, déplacements forcés et insécurité persistante.
