Par Joël Onana
Selon plusieurs sources locales, cette décision judiciaire a provoqué la colère d’une partie de la population. La résidence du couple a été saccagée et pillée avant que la situation ne dégénère en tensions communautaires visant des membres de la communauté bamiléké installés dans la localité.
Par crainte de représailles, plusieurs commerçants originaires de l’Ouest ont fermé leurs commerces et réduit leurs activités. Des accusations d’instrumentalisation des tensions par certaines autorités locales circulent également sur les réseaux sociaux et dans la ville, sans confirmation officielle à ce stade.
Aucune communication détaillée des autorités administratives ou sécuritaires n’avait encore été publiée au moment de la rédaction de cette dépêche. La situation restait tendue sur le terrain, selon plusieurs témoins.
Le Cameroun est régulièrement confronté à des tensions communautaires lors d’affaires judiciaires sensibles, alimentées par des rumeurs et des discours identitaires sur les réseaux sociaux. Plusieurs acteurs appellent à renforcer la prévention et la gestion des conflits locaux afin d’éviter les dérives violentes.
