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Cameroun | Examen d’entrée: Le barreau face à l’épreuve de la fraude

Les récents examens d’entrée au barreau continuent de susciter débats et controverses.

by world top news
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Par Mohamed Moluh

Entre polémique sur les diplômes exigés, accusations visant certains candidats et cas avérés de fraude durant les épreuves, le bâtonnier Mbah Eric Mbah est sorti du silence pour apporter des clarifications et réaffirmer la fermeté des instances ordinales face aux dérives.

Au cœur des interrogations figure la question des diplômes requis pour accéder au concours. Sur ce point, Me Mbah a rejeté toute logique d’exclusion fondée sur de simples dénonciations ou soupçons. Selon lui, toute information relative à un candidat fait systématiquement l’objet d’investigations approfondies avant qu’une éventuelle décision disciplinaire ne soit prise par le Conseil de l’Ordre, y compris après admission. Une précision qui intervient dans un contexte marqué par des débats sur la conformité des profils académiques de certains postulants.

Mais la révélation la plus marquante concerne des cas de fraude enregistrés pendant les examens. Le bâtonnier a confirmé qu’un surveillant a facilité des actes de tricherie en autorisant certains candidats à utiliser leurs téléphones portables durant les épreuves. Une entorse grave aux règles qui a entraîné des sanctions immédiates.

Les candidats impliqués ont écopé de la note éliminatoire de zéro. Une candidate a toutefois été exemptée après avoir dénoncé les faits, illustrant la volonté des autorités ordinales d’encourager la transparence plutôt que la complicité. Les faits soulèvent également des interrogations sur la responsabilité des surveillants dans la sécurisation des examens, alors que des insuffisances ont été reconnues dans le dispositif de contrôle.

Malgré ces incidents, Le bâtonnier s’est déclaré globalement satisfait du déroulement des épreuves. Il a rappelé que la moyenne minimale exigée pour réussir le concours d’entrée au barreau demeure fixée à 12/20.

Le bâtonnier s’est aussi exprimé sur les lettres de parrainage nécessaires à l’accès au stage, précisant que leur attribution relève de l’appréciation des avocats parrains et des capacités réelles des cabinets à encadrer des stagiaires.

Au-delà des polémiques actuelles, Me Mbah Eric Mbah alerte sur un problème plus structurel : l’irrégularité dans l’organisation des concours. Selon lui, les longues périodes entre deux sessions favorisent les risques de corruption et poussent de nombreux jeunes diplômés à poursuivre leur formation à l’étranger, notamment au Nigeria ou au Rwanda. Une réforme qu’il juge urgente, même si la décision finale revient au ministre de la Justice, garde des Sceaux.

Pour terminer,le bâtonnier pense qu’il y’a encore des choses à améliorer dans le processus des examens au sein du barreau.Il a également rappelé que son objectif est de permettre la tenue régulière des examens pour éviter la corruption et bien d’autres fléaux

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