Par Ilyass Chirac Poumie
Yaoundé – Une importante mobilisation populaire s’est tenue ce jeudi devant l’établissement Olympic Glory à Yaoundé, où est scolarisée la petite Joyce Nawal, fillette de trois ans au centre d’une affaire de viol présumé qui suscite une vive émotion dans le pays.
Dès les premières heures de la matinée, des habitants, des parents d’élèves et des mères de famille ont convergé vers l’établissement pour exprimer leur indignation et réclamer justice. Plusieurs participants ont expliqué vouloir faire de cette mobilisation un mouvement d’awareness afin d’alerter l’opinion publique sur les violences sexuelles commises contre les enfants.

Le périmètre de l’école a été fortement sécurisé par la police et la gendarmerie, déployées sur place dès l’aube pour contenir les tensions. Au fil des heures, la foule a continué de grossir dans une atmosphère particulièrement électrique.
Le ministre de l’Éducation de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, s’est rendu sur les lieux quelques heures après le début des manifestations. Sa visite intervient alors que l’affaire continue de provoquer une forte émotion à travers le Cameroun.
Le sous-préfet présent sur place a également été marqué par la situation. Selon plusieurs témoins, il a fondu en larmes en déclarant comprendre l’indignation des populations face à cette affaire.
Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes saluent une mobilisation destinée à sensibiliser davantage les familles et les autorités sur la nécessité de mieux protéger les enfants dans les établissements scolaires.
L’affaire Joyce Nawal secoue l’opinion camerounaise depuis plusieurs jours. Les parents de la fillette accusent l’établissement Olympic Glory d’avoir tenté de minimiser les faits après le viol présumé de leur enfant âgée de trois ans.
Dans un communiqué diffusé auparavant, l’école avait nié qu’un viol ait été commis dans ses locaux, une position qui a renforcé la colère de nombreux citoyens et relancé les appels à une enquête approfondie.
Cette affaire est progressivement devenue un symbole des préoccupations autour de la sécurité des enfants dans les établissements scolaires au Cameroun, avec des appels croissants à des sanctions exemplaires et à un renforcement des mécanismes de protection des mineurs.
