Par Madani Charaf
Selon le Commandement central américain (CENTCOM), les bombardements américains ont ciblé des capacités de surveillance, des systèmes de communication et des dispositifs de défense aérienne iraniens. Le président américain, Donald Trump, a affirmé que ces opérations visaient à répondre à ce qu’il qualifie d’« agressions continues » de Téhéran et a menacé l’Iran de nouvelles frappes en l’absence d’accord politique.
En riposte, les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé avoir lancé des missiles et des drones contre plusieurs bases accueillant des forces américaines dans le Golfe. Des sirènes d’alerte ont retenti au Bahreïn et au Koweït, tandis que la Jordanie a indiqué avoir intercepté plusieurs projectiles dirigés vers son territoire. Aucun bilan définitif n’était immédiatement disponible.
L’Iran a également réaffirmé sa volonté de contrôler le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part importante du commerce mondial de pétrole. Les autorités iraniennes ont averti qu’elles prendraient pour cible tout navire traversant cette voie maritime sans leur autorisation, accentuant les inquiétudes sur les marchés énergétiques internationaux.
Parallèlement, le front israélo-libanais reste actif. Israël a poursuivi ses frappes contre des positions liées au Hezbollah au Liban. Selon des sources médicales relayées par l’Afp, au moins douze personnes ont été tuées lors des derniers bombardements. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a appelé les Libanais à « rejoindre » le combat contre le mouvement chiite soutenu par l’Iran.
Cette nouvelle séquence de violences éloigne davantage les perspectives d’apaisement dans une région déjà fragilisée par des mois de confrontation. Les appels internationaux à la retenue se multiplient, tandis que la crainte d’une guerre régionale ouverte n’a jamais semblé aussi forte.
