Par Joël Onana
Le président des États-Unis, Donald Trump, a lancé une sévère mise en garde à plusieurs pays européens envisageant l’instauration d’une taxe sur les services numériques appliquée aux grandes entreprises technologiques américaines.
Dans un message publié sur ses médias sociaux, le chef de l’État américain a affirmé que toute nation mettant en œuvre une telle mesure fiscale serait immédiatement frappée par des droits de douane de 100 % sur l’ensemble de ses exportations vers les États-Unis.
« Que cette déclaration serve à représenter que tout pays qui imposera une telle taxe sera immédiatement confronté à un tarif de 100 % sur tous les biens envoyés aux États-Unis d’Amérique »,
a écrit Donald Trump.
Le président américain a également précisé que cette mesure commerciale prévaudrait sur tous les accords commerciaux existants ou futurs conclus avec les pays concernés, qu’ils aient déjà été signés ou non.
« Ce tarif de 100 % sera immédiatement imposé s’ils décident d’aller de l’avant », a-t-il ajouté.
Cette sortie intervient alors que plusieurs pays européens discutent depuis plusieurs mois de la mise en place d’une fiscalité spécifique visant les géants américains du numérique, notamment dans les secteurs de la publicité en ligne, du commerce électronique et des plateformes numériques.
Les autorités américaines considèrent depuis longtemps ces taxes comme discriminatoires à l’égard de leurs entreprises technologiques, parmi lesquelles figurent notamment des sociétés comme , , et .
Les différends entre Washington et plusieurs pays européens sur la taxation des services numériques remontent à plusieurs années. Des États comme la France, l’Italie, l’Espagne ou encore le Royaume-Uni ont déjà adopté ou envisagé des dispositifs fiscaux ciblant les grandes plateformes technologiques. Les États-Unis ont régulièrement dénoncé ces mesures, estimant qu’elles pénalisent de manière disproportionnée les entreprises américaines et constituent une entrave au commerce international.
La menace de Donald Trump intervient dans un contexte de tensions commerciales persistantes entre les États-Unis et l’Union européenne, alors que les discussions sur une réforme internationale de la fiscalité numérique restent inachevées.
