Par Hugo Fouquet
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé ce samedi que le premier patient diagnostiqué avec le virus Ebola sur le territoire français était officiellement guéri et avait quitté l’établissement hospitalier où il était pris en charge.
Selon le ministère, ce médecin, de retour de République démocratique du Congo, est resté « peu symptomatique » tout au long de sa prise en charge. Il a bénéficié d’un suivi médical renforcé dans une unité spécialisée avant d’être autorisé à regagner son domicile « en toute sécurité ».
Ce premier cas d’Ebola en France avait été détecté à la fin du mois de juin chez ce praticien humanitaire de l’Ong Alima, qui revenait d’une mission en République démocratique du Congo. Il avait embarqué à Kinshasa en ne présentant que de légers maux de tête, avant que son état ne se dégrade légèrement durant le vol.
Dès son arrivée en France, le patient avait été immédiatement isolé conformément aux protocoles sanitaires en vigueur, puis transféré dans un service hospitalier spécialisé. Les autorités sanitaires avaient également identifié cinq personnes ayant été en contact avec lui à bord de l’avion en provenance de Kinshasa. Ces dernières avaient été placées sous surveillance et à l’isolement par mesure de précaution.
L’annonce de cette guérison constitue une évolution rassurante pour les autorités sanitaires françaises, qui restent néanmoins mobilisées face à l’épidémie sévissant actuellement en République démocratique du Congo.
L’épidémie en cours en République démocratique du Congo, qui touche également dans une moindre mesure l’Ouganda, est provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola. Cette variante rare ne dispose à ce jour ni de vaccin homologué ni de traitement spécifique. La maladie provoque une fièvre hémorragique particulièrement grave, avec un taux de mortalité pouvant être élevé selon les conditions de prise en charge. Les autorités sanitaires internationales poursuivent leurs efforts pour contenir la propagation de cette épidémie.
