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Cameroun | Paul Biya | Les interrogations sur l’état de santé du président s’intensifient après six semaines d’absence
Absent de toute apparition publique depuis la fête nationale du 20 mai, le président camerounais Paul Biya alimente les spéculations sur son état de santé. Entre les révélations de la presse, les démentis du gouvernement et les déclarations de sa fille Brenda Biya, le silence officiel continue de nourrir les interrogations.
Par Hajer Elina
Yaoundé – Plus de six semaines après sa dernière apparition publique lors des célébrations de la fête nationale du 20 mai, le président Paul Biya demeure introuvable sur la scène publique. Le gouvernement affirme qu’il séjourne en Suisse, sans fournir d’images récentes ni d’éléments permettant de confirmer son état de santé.
Dans ce contexte, plusieurs versions s’opposent. Le magazine Jeune Afrique affirme que le chef de l’État aurait été victime d’un malaise lors de la réception organisée après les festivités du 20 mai avant d’être discrètement transféré, le 7 juin, dans une clinique privée de Genève pour y recevoir des soins liés à un problème au genou.
Ces informations ont été catégoriquement rejetées par le gouvernement camerounais, qui les qualifie de « malveillantes et sans fondement ». Les autorités n’ont toutefois publié aucun élément susceptible de mettre fin aux spéculations entourant la santé du président.
La controverse a pris une nouvelle dimension après la diffusion d’une vidéo dans laquelle sa fille, Brenda Biya, affirme que « mon père est mourant ». Cette déclaration a rapidement suscité de nombreuses réactions, même si Brenda Biya s’est déjà illustrée par le passé par des affirmations spectaculaires qu’elle a ensuite nuancées ou retirées.
En l’absence de confirmation indépendante, l’état de santé du président camerounais reste donc impossible à établir avec certitude. Ce manque de transparence continue d’alimenter les interrogations dans un pays dirigé par Paul Biya depuis plus de quarante-quatre ans.
Âgé de 93 ans, Paul Biya est au pouvoir depuis le 6 novembre 1982, ce qui fait de lui l’un des chefs d’État en exercice les plus anciens au monde. Son état de santé a régulièrement alimenté les spéculations ces dernières années, le pouvoir camerounais adoptant une communication très limitée sur ses déplacements et ses soins médicaux. Cette nouvelle période d’absence publique ravive le débat sur la transparence des institutions et la continuité de l’État.
