Par Adam Newman
Les services de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) ont arrêté environ 10 000 personnes en situation irrégulière sur une période de cinq jours à la fin du mois de juin, selon des informations obtenues par plusieurs médias américains auprès de sources proches du dossier. Ce rythme représente près de 2 000 arrestations quotidiennes, un niveau nettement supérieur à celui observé ces derniers mois.
Cette montée en puissance intervient alors que l’administration du président Donald Trump poursuit son programme de lutte contre l’immigration clandestine. Contrairement aux grandes opérations médiatisées menées auparavant dans certaines villes, les autorités privilégieraient désormais des interventions plus discrètes mais plus fréquentes sur l’ensemble du territoire.
Dans un communiqué, le Department of Homeland Security (DHS) a affirmé que les forces de l’ordre fédérales poursuivent leur mission consistant à « arrêter et expulser les étrangers en situation irrégulière », en mettant l’accent sur les personnes accusées ou condamnées pour des infractions pénales. Selon le DHS, près de 70 % des personnes arrêtées par l’Ice seraient concernées par des poursuites ou des condamnations judiciaires, même si les données détaillées de cette vague d’interpellations n’ont pas encore été publiées.
Parallèlement, le nombre de personnes détenues dans les centres de rétention de l’ICE est remonté à environ 39 000 au cours du mois de juin, contre une moyenne d’environ 30 000 les mois précédents, illustrant le renforcement des opérations d’application des lois sur l’immigration.
L’Ice ne publie pas régulièrement ses statistiques d’interpellations. Les chiffres de cette opération ont été révélés par des sources gouvernementales et relayés notamment par l’Associated Press et Abc News. Ils témoignent d’une accélération de la politique migratoire menée par l’administration Trump, qui s’est fixé pour objectif d’augmenter significativement le nombre d’arrestations et d’expulsions sur le territoire américain.
