Par Ilyass Chirac Poumie
Invité de son émission Le Podcast de Jojo, Joseph-Antoine Bell a rappelé que l’annulation d’un carton rouge après un recours n’a rien d’inédit. Selon lui, le football a déjà connu plusieurs précédents, bien avant la décision de la Fifa concernant Folarin Balogun.
L’ancien Lion Indomptable cite notamment la Coupe d’Afrique des nations 2013. Lors de la demi-finale face au Ghana, le Burkinabè Jonathan Pitroipa est expulsé après une décision arbitrale vivement contestée.
À la suite d’un recours introduit par la Fédération burkinabè, la Confédération africaine de football annule finalement le carton rouge, estimant que l’expulsion résultait d’une erreur manifeste. Pitroipa est ainsi autorisé à disputer la finale contre le Nigeria, remportée 1-0 par les Super Eagles dirigés par Stephen Keshi.
Joseph-Antoine Bell rappelle également un précédent encore plus ancien, survenu lors de la Coupe du monde de la Fifa 1962. La légende brésilienne Garrincha avait été expulsée en demi-finale face au Chili. Après réexamen de son dossier, sa suspension est levée, lui permettant de participer à la finale remportée 3-1 par le Brésil face à la Tchécoslovaquie.
Ces exemples montrent que les annulations de cartons rouges, bien que rares, existent depuis plusieurs décennies. Si chaque affaire est examinée selon ses propres circonstances, l’autorisation accordée à Folarin Balogun s’inscrit dans une pratique déjà observée à plusieurs reprises dans les grandes compétitions internationales.
La commission de discipline de la Fifa a récemment annulé la suspension de Folarin Balogun, initialement expulsé lors du précédent match des États-Unis. Cette décision lui a permis de disputer le huitième de finale du Mondial 2026 contre la Belgique, relançant le débat sur les recours disciplinaires et les précédents historiques dans le football.
