Par Adam Newman
Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran apparaît de plus en plus fragile. Selon Cnn, Donald Trump a déclaré, mercredi 8 juillet 2026, que le mémorandum d’entente conclu avec Téhéran était « terminé », tout en indiquant que des discussions pourraient néanmoins se poursuivre.
Depuis Ankara, où il participe au sommet de l’OTAN, le président américain a évoqué la possibilité d’une nouvelle campagne de frappes contre l’Iran « probablement ce soir ». Il a également mentionné un éventuel rétablissement d’un blocus naval après des attaques visant des navires commerciaux à proximité du détroit d’Ormuz.
Donald Trump a par ailleurs cité plusieurs infrastructures stratégiques susceptibles d’être visées, notamment des centrales électriques, des installations de dessalement et l’île de Kharg, un site majeur pour les exportations pétrolières iraniennes. « Ce pourrait être une grosse attaque », a-t-il déclaré, selon Cnn.
À Téhéran, les réactions n’ont pas tardé. Des responsables iraniens ont condamné des propos jugés « dégoûtants », tandis que plusieurs élus ont affirmé qu’une intervention américaine entraînerait une riposte. Un parlementaire iranien a notamment déclaré : « Nous vous attendons. »
Cette nouvelle montée des tensions a immédiatement affecté les marchés financiers. Le Brent a progressé jusqu’à 80 dollars le baril, tandis que le Dow Jones reculait de plus de 800 points, les investisseurs craignant une perturbation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
Cette nouvelle phase de tension intervient alors que Washington venait de rétablir des sanctions visant les exportations pétrolières iraniennes. L’île de Kharg, mentionnée par Donald Trump, représente un élément stratégique de l’économie iranienne, puisqu’elle assure une part importante du traitement et de l’acheminement des exportations de brut du pays. Une attaque contre ce site ou contre des infrastructures civiles pourrait entraîner une aggravation majeure du conflit.
