Par Hugo Fouquet
Dans son réquisitoire, la magistrate a décrit Eugène Rwamucyo comme « un fonctionnaire zélé », affirmant qu’il avait pleinement adhéré à la logique génocidaire du gouvernement rwandais de l’époque. Selon elle, l’ancien médecin a agi en toute connaissance de cause, apportant son concours aux autorités responsables des massacres.
Déjà condamné en première instance à 27 ans de réclusion criminelle pour complicité de génocide, Eugène Rwamucyo a fait appel de cette décision. Devant la cour, il continue de nier toute participation au génocide, tout en affirmant reconnaître la réalité des massacres commis contre les Tutsi.
La cour d’assises d’appel doit désormais se retirer pour délibérer avant de rendre son verdict, très attendu par les rescapés, les parties civiles et les organisations engagées dans la lutte contre l’impunité des auteurs présumés du génocide des Tutsi.
Le génocide des Tutsi, perpétré au Rwanda entre avril et juillet 1994, a coûté la vie à environ 800 000 personnes, principalement des Tutsi mais aussi des Hutu modérés. En vertu du principe de compétence universelle, la justice française est habilitée à juger sur son territoire des personnes soupçonnées d’avoir participé à ces crimes internationaux lorsqu’elles résident en France.
