Par Ashton Glen
Selon des documents du Department of Homeland Security (DHS) cités par ABC News, au moins 27 personnes originaires de plus d’une douzaine de pays ont été arrêtées dans plusieurs aéroports américains au cours des dernières semaines. Les opérations auraient notamment été menées dans les aéroports de Los Angeles (LAX), San Francisco, Denver, Las Vegas et Nashville.
Dans un communiqué, le DHS affirme avoir mis fin à une politique de l’administration Biden qui permettait, selon lui, à des personnes en situation irrégulière de voyager librement à l’intérieur du territoire américain. « Sous le président Trump, le DHS ne tolérera plus que des étrangers en situation irrégulière prennent l’avion, sauf pour quitter le pays volontairement », a déclaré le département.
Cette nouvelle stratégie s’appuie notamment sur un accord de partage de données conclu en mai 2025 entre l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) et la Transportation Security Administration (TSA). Révélé par l’organisation American Oversight, ce document prévoit la transmission de certaines données des passagers à l’ICE afin de faciliter l’identification des personnes recherchées pour des infractions à la législation migratoire. Les informations précises échangées restent toutefois largement expurgées dans les documents rendus publics.
Parmi les arrestations largement médiatisées figurent celles de Phu Nguyen, un ressortissant australien né au Vietnam dont le visa avait expiré en 2015, interpellé à l’aéroport de Los Angeles, ainsi que de Chantal Morales Rojas, une Équatorienne de 27 ans arrêtée à l’aéroport international de Denver alors qu’elle s’apprêtait à embarquer. Selon l’ICE, son visa avait expiré en janvier 2025.
Ces interpellations s’inscrivent dans le cadre du renforcement des objectifs d’arrestations fixés par l’administration Trump. Le DHS affirme que plus de trois millions de migrants en situation irrégulière ont quitté les États-Unis ou ont été expulsés depuis le début du second mandat du président Trump, dont 2,2 millions auraient quitté le pays volontairement dans le cadre de programmes d’auto-expulsion.
