Par Hugot Fouquet
Dans un communiqué publié le 5 août à Paris, Sani Mouhamadou affirme que les vidéos diffusées sur YouTube les 24 et 25 juillet 2026 contiennent des accusations « totalement fausses » qui portent atteinte à son honneur, à sa réputation et à son parcours professionnel. Estimant que ces allégations relèvent de la diffamation publique au regard du droit français, il annonce avoir décidé de porter l’affaire devant la justice.
Le consultant rejette catégoriquement les accusations portant sur une prétendue détention illégale d’armes de guerre. Il soutient que les armes évoquées étaient des équipements de défense personnelle acquis, importés et déclarés conformément à la réglementation camerounaise. Il affirme en outre que les photographies largement relayées sur les médias sociaux entretiennent volontairement une confusion entre armes civiles et armes de guerre.
Sani Mouhamadou va plus loin en dénonçant une « manipulation de preuves ». Selon lui, les munitions visibles sur les clichés diffusés ne correspondent pas à celles compatibles avec l’arme qui lui est attribuée. Il rappelle également qu’une enquête administrative ordonnée en 2023 par les autorités camerounaises n’aurait révélé aucun élément concret venant étayer les accusations formulées contre lui.
Dans son communiqué, il revient également sur son parcours auprès des institutions camerounaises. Il affirme avoir conseillé plusieurs administrations de l’État depuis 2013, notamment la Présidence de la République, le ministère de la Défense, le ministère de l’Administration territoriale, la Dgre et le Bir. Il rappelle avoir coordonné, en 2016, une mission d’expertise internationale sur la catastrophe ferroviaire d’Eséka, qu’il présente comme une mission accomplie bénévolement au profit de l’État camerounais.
Estimant que « la ligne rouge » a été franchie, Sani Mouhamadou annonce le dépôt d’une plainte en diffamation publique contre Romuald Kenneth Effoudou et Morgan Palmer, ainsi qu’une plainte contre Jean-Pierre Rémy Ngono pour diffamation publique et cyberharcèlement. Il affirme vouloir obtenir la condamnation des personnes visées, le retrait des contenus litigieux et la réparation intégrale du préjudice qu’il estime avoir subi.
Cette annonce marque un tournant dans un dossier qui alimente depuis plusieurs mois les débats sur les médias sociaux camerounais. En choisissant de porter l’affaire devant les juridictions françaises, Sani Mouhamadou entend désormais répondre aux accusations non plus sur le terrain médiatique, mais devant les tribunaux. Les personnes visées par ces plaintes annoncées ne se sont pas encore exprimées publiquement sur cette initiative judiciaire.
